Enjeux
La filière lin: un marché et une fibre aux caractéristiques marquées
L'Europe a le quasi monopole de la production de notre fibre aux caractéristiques si marquées.
A l'opposé, la Chine possède aujourd'hui elle le quasi monopole de l'achat.
La situation de ce marché, déstabilisé par la surproduction et un contexte mondial défavorable, a amené la filière à réagir par la mise au point d'une stratégie de la production et du marché.
La filière lin remet son image sur le métier
Pour ne pas se laisser écraser par un client chinois difficile à appréhender et dur en affaires, la filière lin ouest-européenne s'est donnée les moyens de réagir vite. Quatre mesures, non exclusives l'une de l'autre ont été prises :
Première mesure :
Contrôler l'offre. Les interprofessions linières française, belge et néerlandaise demandent aux liniculteurs de revoir significativement à la baisse le nombre d’hectares de lin. Après plusieurs années d’une calme et positive évolution pour l’ensemble de la filière et de ses acteurs, la production doit aujourd’hui marquer une respiration.
Deuxième mesure :
Redonner au lin sa place dans l’univers du luxe au même titre que le cachemire ou la soie, par la mise en œuvre d’une promotion nouvelle et offensive s’appuyant sur les atouts écologiques et sur la noblesse de cette fibre végétale renouvelable.
Troisième mesure :
Diversifier les utilisations des fibres dans un contexte favorable au développement de matériaux nouveaux composés de matières premières agricoles.
Quatrième mesure :
Persévérer dans la voie d'une production compétitive, respectueuse de l'environ-nement et pourvoyeuse de produits sains et de qualité, adaptés aux besoins des marchés.
Cet objectif définit clairement les enjeux auxquels la liniculture française, et plus largement ouest-européenne, doit plus que jamais répondre au plan technique.


