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Le lin

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Toute une histoire

L'histoire du lin remonte à des millénaires... Les plus anciens témoignages de l'utilisation du lin ont été retrouvés dans les vestiges des cités lacustres Suisses, 8000 ans avant J.C. Son lieu d'origine reste cependant imprécis. Le voyageur qui eût parcouru le monde depuis son origine l'aurait sûrement découvert sur le large plateau d'Asie Supérieure. Il l'aurait ensuite rencontré en Orient, aux Indes et en Chine. Mais c'est en Egypte et enfin en Europe que le lin se serait inscrit confortablement dans sa mémoire :

La révolution industrielle

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1801 : Joseph-Marie JACQUARD inventa la mécanique qui porte son nom : un seul ouvrier pouvait tisser mécaniquement des étoffes aux dessins compliqués grâce à un carton perforé reproduisant de façon agrandie un dessin original.

1810 : Philippe de GIRARD mis au point un système complet de filature de lin qui sera perfectionné jusqu'au début du XXe siècle. Le travail à l'usine remplacera progressivement le travail à la maison.

1810-1850 : le développement des filatures mécaniques ne favorisa pas la culture. Les petits lots que produisaient les fermes ne convenaient pas aux industriels qui achetaient les matières en Hollande, en Belgique et surtout en Russie. En France, la culture du lin déclina ; elle ne représentait plus que 100 000 hectares en 1840. Les 5 premières régions de productions étaient alors le Nord (17 700 ha), la Bretagne (17 000 ha), les Pays de Loire (14 200 ha), Midi-Pyrénées (13000 ha) et la Basse-Normandie (8 000 ha).

Entre 1850 et 1900
Le lin universel fut dévoré par le raz-de-marée du coton. Sa culture connu une régression qui persistera au XXe siècle.

Entre 1900 et 1945
La production en France restera faible (environ 20 000 ha). La filature de lin française s'approvisionnait pour les trois quarts en Russie. La guerre de 1914-1918 tari durablement la plupart des sources d'approvisionnement.

Après la seconde guerre mondiale...
De nombreux Belges s'installèrent en France, attirés par les subventions accordées pour encourager la multiplication d'unités mécanisées de préparation des fibres. Les surfaces ensemencées augmentèrent (environ 50 000 ha) et les cours suivirent. Les qualités des fibres étaient pourtant médiocres. Le machinisme n'a pas encore véritablement atteint cette culture.

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