OK

Le lin

Une espèce d'exception
Le lin fibre
Le lin graine

  • Accueil
  • > le lin > le lin fibre
  • > de la fibre au tissu

De la fibre au tissu

Le principe de la "filature lin"

tissus romo (2) Dans la pratique, la " filature lin " consiste en la fabrication de fil à partir des fibres.

Le peu d'élasticité des fibres de lin ainsi que la très grande dispersion de leurs longueurs et de leurs diamètres ne sont pas des facteurs favorables à la filature conventionnelle de type " coton ". C'est pourquoi la filature " lin " s'est orientée vers des voies spécifiques de formation du fil, au mouillé, au sec, ou suivant le circuit des mélanges.

Les matières utilisées se présentent sous deux formes : le long brin et les étoupes de teillage et de peignage. Celles-ci suivent des circuits de préparation différents pour aboutir à l'un des trois modes classiques de " filature lin ".
haut de page

La filature au mouillé

La filature au mouillé emploie davantage le long brin que les étoupes. Les rubans obtenus en sortie de peignage sont laminés et rendus le plus homogènes possible en densité linéaire et dans leur composition en fibres. Cette opération est conduite plusieurs fois et le ruban final subit une légère torsion. La mèche ainsi obtenue est étirée puis elles subit à son tour une torsion pour que le fil résiste au tissage. La spécificité de ce type de filature provient du fait que la mèche est immergée dans l'eau chaude avant étirage pour " ramollir " les ciments pectiques qui lient les fibres élémentaires entre elles, permettant ainsi une meilleure dissociation et un certain glissement. Ainsi, les fils sont fins, lisses, lustrés, solides et réguliers; ils sont destinés à la fabrication de tissus de grande qualité.


En bref, la filature au mouillé utilise des fibres pré-dissociées. Le traitement de division de la matière se fait progressivement, chimiquement au traitement de la mèche, mécaniquement à l'étirage final.

haut de page

La filature au sec

La filature au sec est un procédé de fabrication qui ressemble à la filature de la laine dont il reprend certains matériels après adaptations spécifiques. Il est utilisé pour les étoupes, mais aussi pour le lin teillé étiré brutalement.


En filature au sec, le ruban est étiré et filé sans passer dans l'eau. De fait, elle ne permet pas d'aller jusqu'à la division ultime des faisceaux de fibres en fibres élémentaires. Les fils produits sont plus gros et moins lisses que ceux obtenus au mouillé; ils sont employés dans la fabrication de tissus techniques.

En bref, la filature au sec utilise des fibres techniques incomplètement dissociées.

haut de page

Le circuit des mélanges

Certains circuits visent à réaliser des fils faits de lin et d'une autre fibre naturelle (coton, laine, soie), artificielle (viscose) ou synthétique (polyester, polyamide, lycra). Dans ce cas, le procédé utilisé est celui de la filature "coton" ou " fibres courtes ". Il s'agit, à partir d'un ruban de fibres de 80 cm de long (lin teillé) ou de 20 cm de long (étoupes), d'obtenir par clivage et par coupage des fibres de longueur aussi constante que possible, proche de celle des fibres de coton (25 à 35 mm). C'est l'opération d'affinage qui permet également le mélange avec d'autres fibres. Les fibres en bourre sont alors parallélisées par cardage dont on obtient un ruban. Au final, ce dernier est filé après doublages et étirages successifs. Les fils obtenus confèrent aux tissus une apparence, un toucher, un drapé particulier.

En bref, le circuit des mélanges s'apparente à une filature à partir de fibres fortement dissociées.

haut de page

haut de page